jeudi 7 janvier 2016

Safari à Moremi

Avant notre départ en Afrique je rêvais déjà de safari, mais comment et où allait-on pouvoir le faire, c'était la grande question. D'autant que je ne me sentais pas de prendre le 4*4 en famille pour aller s'aventurer en terre inconnue.
En Namibie, puis ici, je me suis renseignée mais c'était hors budget, sans compter que la plupart des organismes ne prennent les enfants qu'à partir de 6 ans, voire même 12 pour certains ! Alors j'avais mis de côté cette idée en attendant de s'installer éventuellement et trouver des bons plans, comme se faire prêter une voiture et partir avec des copains. Mais voir les photos que Tristan prend en vol en se disant qu'à 2 pas de chez nous, une telle aventure nous attend, c'était trop, il fallait y aller. 
Alors un matin je suis allée voir une agence locale, qui en 2 coups de téléphone a réussi à faire rentrer le package week-end en tente dans notre budget. Sans compter que la directrice (celle qui s'était bien marrée quand j'avais demandé du boulot) se rappelait de moi et m'a dit qu'elle aurait peut-être quelque chose, à voir... Pour l'instant c'est de girafe et d'éléphant dont je rêve ! 
Alors banco, le guide vient nous expliquer le détail le soir-même à la maison : départ 6h, 2h pour arriver à l'entrée de la réserve, « game drive » (safari) jusqu'au campement (le réputé Third Bridge), pause dégourdissage de pattes et montage de tente, et hop re-game drive jusqu'à la tombée du soir, dîner concocté par le chef au milieu des babouins, puis dodo en tente au milieu des hyènes, et le lendemain re-game drive jusqu'au retour à la maison en milieu de journée. Waouh ! On se demande comment les filles vont s'adapter à ce rythme, mais c'est parti !

C'est parti pour un tour de 4*4!

Enfin on découvre l'environnement extérieur à la ville, une route bien droite qui traverse des villages de cahutes, des vaches, des ânes, comme à la maison quoi ! Et puis le macadam disparaît et on commence à être ballotés dans le camion, on ouvre déjà les yeux, mais rien jusqu'à la porte de la réserve.
On rencontre des français encore tout excités de leur périple, bien sûr ils insistent sur la nuit en tente au milieu des hyènes et des lions qui rôdent dans le coin... ouh la la.
Et puis voilà, que rajouter de plus à ces photos...

La buffalo fence, qui délimite la réserve,
pour empêcher la propagation de la 'mouth and foot disease'

1er bambi, petit impala
 attention les yeux, l'aventure commence
1ère girafe au détour d'un arbre

Majestueux koudou

La classe

Phacochères alias 'Phla clochère' pour Anémone


1st bridge





Le guide nous explique que certaines personnes viennent de très loin pour seulement voir des lions, parfois ils passent 3 semaines à arpenter le parc sans en voir un seul, et nous au détour d'un arbre on en croise 3 ! A 2m de nous, avec ces yeux et ces crocs féroces... je me ratatine au fond du camion, Galane aussi est mal à l'aise (ma faute probablement) pendant que Tristan et Anémone s'en mettent plein les yeux...

Féroce mais repu après une bonne girafe

la bête sauvage (Wildbeest en anglais), lui aussi a la classe


notre voisin babouin

Pause au campement Third Bridge, la chef cuisine

Et moi je fais la commis



Hornbill, celui du Roi Lion

Cacas

Le défilé d'animaux n'est pas fini, on repart en game drive l'après-midi. Bien qu'on nous ait dit que les éléphants couraient les rues, on n'en a pas encore vu... 



La vie de la nature, il y a 3 jours une fille nous a montré la vidéo de lions mangeant une girafe...


La femme du koudou, tout aussi élégante


Il a l'air gentil avec ses petites oreilles, mais nous avait-on dit s'il te trouve sur son chemin il te coupe en deux...

En marchant derrière le campement on en a vu 2 se battre/jouer
à se jeter l'un sur l'autre, impressionnantes masses.

4 différents types de hornbill, 4 becs différents

Yellow stork

Saddle York

Le starling, bel oiseau bleu que l'on voit partout

Et alors que l'on contemple les oiseaux au bord d'un lac, les voilà qui arrivent... juste devant nous! Quelle émotion!





Puis on se retrouve au milieu d'un troupeau de buffles, qui se mettent tous à nous regarder au moment où le guide explique que ce sont les plus dangereux des "big 5" (parmi les lions, éléphants, guépard, rhino) parce qu'ils ne fuient pas, eux... ils chargent? hm hm, on y va?



Des instants magiques encore...

Chacaux



La nuit tombe déjà et on n'a qu'une lampe torche, il faut vite manger et aller se coucher avant que la vie nocturne ne s'éveille. 







Hyène
Mais déjà une hyène rôde autour de nous, elle s'approche même de la tente dans laquelle Anémone a déjà commencé sa nuit... Le guide nous concocte un pot pour nous éviter de sortir la nuit. On ne doit sortir sous aucun prétexte car nous sommes chez les animaux qui parfois viennent manger un bout dans les parages ou boire un coup dans les marais derrière nous... Hippo, éléphants, lions... tout est possible mais tant qu'on reste dans la tente pas de problème. Autant dire que je n'ai pas fermé l'oeil. Quoiqu'après avoir passé un certain temps à cogiter, j'ai fini par me laisser bercer par les bruits de la nature, et la lumière d'une lampe torche intermittente m'ayant rassurée, j'ai commencé à profiter de cette sérénité, entourée de mes amours. Mais la pluie m'a réveillée, on n'avait pas fermé, alors je suis sortie, pas très fière tout de même de ne pas respecter la consigne numéro 1... Au réveil à 5h15, on ouvre la bâche et on se laisse réveiller par la lumière douce du lever du soleil sur la savane. Quel pur bonheur !




Bonheur au petit matin
Et c'est reparti pour des paysages exceptionnels et des instants magiques jusqu'au retour à la maison. 
Whitebucks il me semble, des antilopes

Fish Eagle (Aigle pêcheur)


repas en tête à tête


Mangoustes


Impalas


Certains ont du mal à se réveiller ce matin



D'autres sont en forme



Dédicace à ceux qui montrent leurs fesses au Nouvel An

Et... euh non

Partie de manège géante

Baobab





Un gros dodo, seulement 4h par 24h, quelle chance on a encore!

Déjà le retour



Concours de grimace



On est tous claqués, on a mal au dos, et aux fesses de ces heures passées dans le 4*4, mais on est sur un petit nuage, dont il faudra bien 2 jours pour s'en remettre. On est toujours à Maun, mais on se sent un peu plus encore en Afrique, quelque chose a changé.







mardi 5 janvier 2016

Muara Omucha!!

Les filles sont retournées à l'école ce matin, et j'ai accompagné Tristan chez le coiffeur. Une petite fille à côté de moi se faisait faire des tresses, la tête sur les genoux de sa coiffeuse/de sa maman (?). 


Une autre épluchait une mèche de rajout avant de l'installer sur une dame, et d'autres attendaient leur tour. C'est dingue la place que tiennent les cheveux dans leur vie. Il y a des salons partout, de la cabane avec une chaise et un mirroir au salon plus sophistiqué, ils ne désemplissent pas ! Sans parler des murs de rajouts que l'on voit dans tous les magasins, des paquets de longs cheveux noirs, or ou rouges. Lorsque la coiffeuse m'a demandé quelle couleur on prenait pour Galane lorsqu'on est allés lui faire faire des tresses, on a finalement opté pour les petites tresses classiques... 
Quelle dextérité ! Coiffeuse ou pas coiffeuse, je pense qu'elles baignent dedans dès l'enfance à voir la variété de coiffure déjà chez les toute-petites, et puis chaque mois, elles changent de style, ça me fait rêver. Je pourrais opter pour les perruques qu'elles arborent sans gêne : à la piscine il y a quelques jours, une femme avait laissé ses cheveux sur le banc avec sa serviette de bain, ha ha !




Enfin revenons aux vacances. C'est fou comme les fêtes sont passées vite.
Bien installés dans notre petite maison, on a rapidement fait un arbre de Noël, avec principalement les petites choses que les filles avaient fait à l'école, et puis ça a donné lieu à quelques activités manuelles, d'autant qu'il ne faisait pas toujours très beau. C'est le début de la saison des pluies quand même, il faut s'attendre à ce que ça se prolonge, même si ces derniers jours, on n'a plus vu un nuage.










Les Américaines nous ont invité à l'anniversaire surprise de l'une d'entre elles. On les a croisées le matin en ville, qui chantaient « Jingle bells » dans les magasins qui le voulaient, en distribuant des chocolats. Quelques clins d'oeil pour confirmer qu'on venait, et la fille dont c'était l'anniversaire nous demande ce qu'on allait faire dans la journée, bah rien bien sûr ! C'est Onk qui les a croisé peu après qui a mis à plat la surprise en leur demandant où était la fête, quoi ? Quelle fête ? Bon c'était très sympa, au Maun Rest Camp, une petite veillée autour du feu et l'occasion de rencontrer les 2 jeunes qui s'occupent du lieu et leurs amis. Et pour les filles de s'éclater dans le hamac et de jouer à chat avec la nounou (une des Américaines est nanny dans la vie, dommage qu'elle ne reste pas!).


La journée s'écoule paisiblement, Tristan est souvent à l'aéroport avec ses compères Julian et H (Harminder, prononcez Aminda). 

Et les filles jouent comme des folles dans notre jardin, terrain de sable géant, elles s'entendent bien malgré quelques petites disputes, ça fait plaisir à voir.




On a trouvé un terrain de jeu  à l'hôtel Sedia, en libre accès!

Devant la reine des neiges un jour de pluie

Promenade aux alentours


création made in les filles
La paire

notre petit poisson fait la sirène

L'autre jour on a rejoint Tristan à l'aéroport et Bernadette nous a fait signe, s'est arrêtée et nous a embarqué chez elle pour un petit moment de piscine dans un cadre exceptionnel. 


C'est une Suisse-Allemande débarquée ici il y a 36 ans, après avoir vécu au Kenya. Elle a tenu un des restos de l'aéroport pendant très longtemps. Enfin elle nous propose de revenir quand on veut et peut-être quand ses petits-enfants y seront, car elles ont le même âge que les filles à peu près, c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'avait rencontrée à l'école.

On a fêté simplement l'anniversaire de Tristan, car on était en pleine période d'entretien, et Noël était déjà là. 
Happy birthday!

Au réveil le 25
Un peu de magie pour les filles et d'impatience pour nous de les voir découvrir leurs cadeaux. Elles étaient ravies, ouf, merci Père Noël !
Et moi aussi, car je n'avais plus rien à lire et ce cher père noël a réussi à me dégoter des bouquins dans une ville où il n'y a pas de librairie ! Peut-être un business à envisager...









Le 25, on a fait un barbecue à la maison avec les 2 autres pilotes en quête de boulot. Notre musicien de voisin est aussi venu nous tenir compagnie et a passé le reste de la journée avec nous. Puis on a fini la journée au Old Bridge, le backpacker qui nous avait acueilli les premiers jours, avec son bar ouvert sur la rivière, et ses proprios super sympas.







C'est là aussi qu'on a decidé de fêter le Nouvel An, dans une ambiance multiculturelle et multigénération. Ecouter les Doors, jouer au billard, regarder les lampions s'envoler – ou pas- et les pétards fuser. 

En route pour la fête



Avec Lala, une Dominicaine qui travaille en Zambie

Les filles s'en donnaient à cœur joie à courir partout avec les fils des proprios. On devait ensuite aller au stade pour un festival de musique, mais on a préféré rester dans cette ambiance conviviale pour rentrer dans cette nouvelle année 2016. Happy New Year ! Muara Omucha !

PS: une petite soirée au musée, par le comité des poètes Poetavango.
David nous invite à une soirée musique et poésie

David, alias Ras'Diva

une jeune femme herero nous raconte une histoire